good bye king of pop

good bye king of pop
Hommage à Michael Jakson, Goodbye King of the Pop
Récemment, le monde entier a été bouleversé par la mort tragique et soudaine du chanteur Michael Jackson. Agée de 50 ans, la star décède suite à une crise cardiaque le 25 juin 2009 à Los Angeles.


Afin de rendre hommage à cette star planétaire, à celui qui a tant fait vibrer les coeurs par ses rythmes, à cet artiste des plus controversés de la planète, retrouvez un petit come-back sur ses débuts, ses gloires et ses galères.

Qui l'aurait cru ? Pendant que ses fans s'arrachent les billets pour ses concerts monstres prévus à Londres le 13 de ce mois, les médias annoncent la mort de Michael Jackson. L'une des personnalités les plus connues et aimées mondialement, ce «génie précoce» ou «roi de la pop» comme on le surnomme, s'est éteint.
Une fin brusque pour un conte de fées qu'on a toujours suivi: la vie de Michael Jackson. Cette dernière était une fusion de joie et de souffrance, de scandales et d'édifications, de succès et d'échecs, de mariages et de divorces, de gloires et d'endettements... La star a tout vécu.

Naissance d'une star
Né le 29 août 1958 à Gary, dans la banlieue sud de Chicago, Michael Jackson est le septième d'une famille, noire et pauvre, de neuf enfants. Fils d'un mineur et d'une employée de magasin, Michael a une enfance triste et douloureuse à cause de l'éducation stricte et de la maltraitance physique et morale qu'il reçoit de son père. Ce dernier, décidé à faire fortune grâce à ses enfants, leur impose la création d'un groupe de musique que Michael intègre en 1964 à l'âge de 6 ans. Grâce à son timbre vocal et à ses pas de danse hors du commun, Michael est vite devenu le chanteur principal du groupe légendaire des Jackson Five. Au fil des ans, le benjamin ne cesse de faire vivre sa famille dans le bonheur de la réussite. Marrainé par Diana Ross et très demandé par les maisons de disques, Michael commence une carrière solo parallèlement avec celle des Jackson Five. A 14 ans, la star sort ses deux premiers albums solos «Got to be there» et «Ben» en 1972. Suivront «Music and me» en 1979, «Forever Michael» en 1975 et «Off the wall» en 1979, année durant laquelle Michael signe son premier contrat avec Epic Records, une filiale de Sony Music.

Albums et succès
Michael Jackson a marqué le monde entier par sa musique. Même si sa carrière solo a commencé à prendre de l'ampleur avec «Off the wall», le déclic se fait avec la sortie de son album «Thriller».

- 1982 : Thriller est vendu à 1 million d'exemplaires en un mois et dix millions sur un an. Michael a su dépasser les Beatles. L'album reste numéro 1 pendant un total de 37 semaines. D'ailleurs, en 1984, l'album est reconnu par le Livre Guinness des records comme l'album le plus vendu de tous les temps (25 millions d'exemplaires). Avec Thriller, Michael remporte 8 récompenses aux American Music Awards, 8 aux Grammy Awards et une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

- 1987 : sortie de l'album «Bad», deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 32 millions de copies à travers le monde.

- 1991 : le chanteur signe son contrat avec Sony et sort son troisième album «Dangerous» avec lequel il fait une tournée mondiale nommée «Dangerous Tour». Rappelons que l'album a atteint les 30 millions de copies vendues.

- 1995 : le double album «History» voit le jour. Pour sa promotion, Michael crée sa propre statuette. Cet opus contient des reprises des plus grands succès de la star mais aussi des nouvelles chansons dont «Scream», où Michael est en duo avec sa soeur Janet. Rappelons que le clip de cette chanson a coûté plus de 7 millions de dollars, la vidéo la plus chère de toute l'histoire de la musique. L'album est vendu à plus de 38 millions d'exemplaires dans le monde.

- 1997 : Sony impose au chanteur de sortir «Blood on the dance floor», un album de remixes destiné à promouvoir la tournée européenne «History World Tour». Rappelons que l'album s'est vendu à 6 millions d'exemplaires, une chute très remarquable dans la carrière de Michael.

- 2001 : une nouvelle étape vient d'être marquée dans le style musical de Michael. Avec «Invincible», la star s'oriente vers le R'n'B. La maison de production a misé haut pour cet album avec une production à 30 millions de dollars. Malheureusement, l'album ne se vend qu'à 2,5 millions d'exemplaires et tombe dans l'oubli 3 mois plus tard. Rappelons que Michael est l'artiste le plus titré au monde. Voici ses distinctions les plus importantes: NRJ Music Awards pour l'ensemble de sa carrière, Artiste de légende, Disque de diamant pour avoir vendu plus de 100 millions de disques dans le monde, Artiste du siècle, Artiste du millénaire, Meilleur artiste masculin international...

Opérations et changement de look
Surnommé «gros nez» par son père, Michael n'a jamais assumé son physique de black. En 1978, une chute sur scène l'oblige à subir une première rhinoplastie vu que son nez était cassé. Résultat non satisfaisant pour la star, son nez sera corrigé une seconde fois. Toujours en conflit avec sa propre image, Michael n'a pas cessé de subir des opérations esthétiques. Cependant, pour le changement de la couleur de sa peau, le chanteur a déclaré souffrir d'un vitiligo, une maladie qui décolore la peau.

Scandales et santé
Dans les années 90, les scandales et les plaintes apparaissent dans la vie de la star. Michael Jackson est accusé de pédophilie. Mais pour manque de preuves, la star a été jugée non coupable. N'arrivant pas à gérer le stress des procès et le fait que son image se dégrade aux yeux de son public, le petit Bambi voit sa santé se détériorer. Sous antidépresseurs, Michael est obligé d'annuler sa tournée «Dangerous World Tour» et rompt son contrat publicitaire avec Pepsi Cola afin de suivre une cure de désintoxication. En 2002, Michael exhibe son fils aux médias en le suspendant du balcon de son hôtel à Berlin. Il se retrouve à nouveau devant les tribunaux pour juger de sa capacité à élever ses trois enfants, car selon les médias, ce geste était irresponsable. Une année plus tard, Michael évite de peu une peine de 20 ans de prison pour une seconde plainte pour pédophilie. Mais pour la deuxième fois, il est innocenté. Enfin, en 2005, c'est son ex-femme Deborah qui exige la garde partagée de ses enfants et qui traîne le chanteur devant les tribunaux. Face à tous ces problèmes, la santé de la star ne cesse de se détériorer au point que Michael n'arrive plus à manger et commence à perdre du poids.

Mariages et enfants
Le 26 mai 1994, Michael Jackson se marie avec Lisa Marie Presley. Selon les médias, ce mariage était un compromis entre le chanteur et la fille d'Elvis afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires. Le couple se sépare deux ans plus tard pour cause de différences irréconciliables. La même année, le chanteur se marie avec une infirmière en dermatologie, Deborah Rowe. Le couple a deux enfants, un fils le 13 février 1997 appelé Prince Michael Junior et une fille Paris Katherine Michael, le 3 avril 1998. Le 8 octobre 1999, le couple divorce à l'amiable. Enfin, en 2002, Michael a un autre enfant, Prince Michael II, un garçon dont l'identité de la mère porteuse reste toujours confidentielle.

De la gloire à l'endettement
Depuis les années 80 et jusqu'en 90, les revenus annuels de la star étaient estimés à 50 millions de dollars par an. En 2003, la somme totale gagnée au cours de sa carrière était évaluée à 500 millions de dollars, sans oublier que Michael a acheté les droits sur le catalogue de chansons des Beatles, estimé à 1 milliard de dollars, de quoi vivre tranquille le restant de ses jours. Mais, même s'il a été jugé non coupable face aux multiples accusations, l'image de Michael a beaucoup influencé sa fortune qui a commencé à toucher le fond. Plus de dépenses que de rentrées d'argent, le compte de Michael n'a cessé de cumuler des dettes. La star est décédée en laissant derrière elle environ 400 millions de dollars de dettes. Enfin, même s'il est mort endetté, rappelons tout de même que le roi de la pop a beaucoup contribué, tout au long de sa carrière, à défendre plusieurs causes humanitaires comme la famine, l'environnement ou encore la maltraitance des enfants à travers le monde. En tout, il a versé à ces associations plus de 200 millions de dollars, raison pour laquelle il a été intégré une seconde fois dans le livre des records Guinness Book pour l'artiste qui a légué le plus d'argent à des oeuvres caritatives.
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# Posté le lundi 13 juillet 2009 07:05

disco music

disco music
Le disco est un genre musical et une danse apparu au début des années 1970.
En 1972, le groupe Barrabas, hispano-américain, contribue à l'émergence du disco avec un titre comme Woman. Au début des années 1970, dans les discothèques de Brooklyn, du Bronx ou de Harlem, les disc-jockeys sélectionnent des chansons soul ou funk peu connues pour leur capacité à faire danser le public. Ils remixent parfois certains titres en studio, pour faire ressortir la batterie et la basse et mieux rythmer la danse ; c'est le disco mix. La majorité des titres disco reste ainsi expérimental. Il s'agit en plus de trouver le bon tempo, la phrase de guitare qui va attraper l'oreille, d'habiller le rythme dansant de cordes ou de voix, d'allonger la durée des morceaux, d'accrocher l'oreille et le pas de danse par un motif cyclique. Le disco est né d'une stylisation du son de Philadelphie adaptée au marché blanc (les trois-quarts du marché aux États-Unis). À New York et à Miami, c'est grâce aux discothèques et aux radios que le disco démarre et triomphe. Ensuite des artistes comme les Village People ou Cerrone se produiront sur des grandes scènes, à l'image des artistes rock et funk qui les ont précédés.

La naissance du proto-disco a plutôt lieu en 1973 avec Love's Theme, morceau non-chanté du Love Unlimited Orchestra (nº1). Cette même année sort aussi Soul Makossa de Manu Dibango. En 1974, trois titres font date : Rock Your Baby de George McCrae, Rock The Boat de The Hues Corporation et surtout Never Can Say Goodbye de Gloria Gaynor. Dans leur sillage on trouve You're The First, My Last, My Everything de Barry White et Doctor's Orders de Carol Douglas. Apparaît aussi le personnage-clé du remixeur comme Tom Moulton qui a remixé des milliers de titres et qui est à l'origine de plusieurs innovations comme la version allongée et les chansons mixées en continu (ce qu'il a fait avec Honey Bee, Never Can Say Goodbye et Reach Out I'll Be There sur le premier album de Gaynor). Ceci l'a aussi amené à créer le format du «12" single», maxi 45 tours ou maxi 33 tours.

En 1975, le disco mord encore un peu plus dans les classements surtout grâce à Donna Summer (Love To Love You Baby), KC and the Sunshine Band (That's The Way (I Like It)) et Van McCoy (The Hustle). Gloria Gaynor continue son ascension et est couronnée reine des discothèques tandis que les Trammps deviennent une valeur sûre dans le monde de l'underground. 1975 est aussi l'année de Jive Talkin', premier hit des Bee Gees relookés et des groupes de studio comme Silver Convention (Fly Robin Fly). À partir de 1976, le disco fait partie du paysage, sans encore se démarquer complètement du R&B, surtout que la Motown commence à faire irruption sur le marché du 12". En 1977, cette tendance R&B, dans laquelle s'inscrivent de nouveaux venus comme Chic est complétée par une apparition massive du disco électronique dont le meilleur exemple est I Feel Love de Donna Summer. Enfin le disco connaîtra une explosion sans précédent dans l'histoire de la musique avec le film Saturday Night Fever joué pour la première fois le 14 décembre 1977 (classé 24 semaines au top avec plus de 25 millions de ventes et 15 millions pour sa suite Staying Alive). Cet immense succès fera d'ailleurs de l'année 1978 l'année où tous les records en matière de vente de disques ont été battus. À cette époque, les discothèques s'intègrent dans un mode de vie, qui se généralisera par la suite à toutes les couches de la société.

Le succès du disco est tel que, très vite, des chanteuses et des chanteurs de soul déjà bien installés s'y essayent, bientôt suivis de nouveaux arrivants. À la fin des années 1970, presque tous les interprètes de soul se sont mis au disco et certains arrivent à combiner les deux styles sans perdre leur identité. C'est dans tous les cas une fusion qui ne manque ni d'intérêt ni de personnalité, particulièrement chez Philadelphia International Records, la maison de disques qui, en enracinant le disco dans le R&B, est celle par laquelle tout a commencé. L'autre label de disques qui a peut-être le mieux réussi cette fusion est la Motown, malgré un succès guère plus qu'épisodique, au gré des stars et des disques.

Le disco est alors la musique de masse, vilipendée par les amateurs de rock et les Noirs fans de R&B « purs et durs ». C'est aussi une musique de défoulement en cette période de crise de l'énergie et de morosité, dans les pays occidentaux qui remettent en question tout leur système de valeurs. Cette musique reste cependant dans la ligne de la contestation des années 1970, sous un couvert superficiel qu'elle revendique. Ses thèmes favoris sont la sexualité, la vie et la nuit. Une des grandes affirmations du disco est l'androgynie dans le style, comme dans les voix, telles les voix pâmées des Bee Gees. Ce sont souvent des personnages au sens du spectacle et de la dérision affirmés, possédant le génie du déguisement et affirmant un mauvais goût voyant très assumé, depuis Amii Stewart pharaonne emplumée à Village People et ses multiples caricatures du macho nord-américain en passant par Donna Summer alanguie sur un croissant de lune et les femmes du groupe Boney M en lingerie sexy, ou enchaînées à un macho triomphant, créatures des ondes aux pieds de Neptune ou prêtes légèrement vêtues à un voyage spatial, sans parler des mystiques Earth, Wind & Fire aux pattes d'éléphant dorées sur fond d'Égypte passée à l'ordinateur, de Cerrone et de son mannequin nu sur un réfrigérateur ou des nombreuses poitrines velues des divers interprètes exhibées fièrement. Cette joyeuse exubérance s'oppose alors à un rock morose. Le disco est aussi l'occasion pour le monde non anglophone de faire irruption sur le marché avec des productions à succès: l'Italie (Peter Jacques Band, Revanche, Macho, etc), la France (Théo Vaness, Santa Esmeralda, Sheila, B. Devotion, Patrick Juvet, Cerrone, etc), l'Allemagne (Donna Summer, Claudja Barry, Eruption, Boney M., Dschinghis Khan, etc), mais aussi le Bénélux (Patrick Hernandez, Luv', etc) et d'autres encore comme le Québec (France Joli, MTL Express, etc). Certains vont même de pays en pays comme Amii Stewart qui va du Royaume-Uni à l'Italie en passant par la France. Le succès du disco sera tel que même des rockers comme les Rolling Stones avec Miss You, Kiss avec I Was Made for Lovin' You, Queen avec [[Another One Bites The Dust]], Pink Floyd avec Another Brick In The Wall, ou Rod Stewart avec son fameux Da Ya Think I'm Sexy toucheront à ce rythme, considéré par leurs fans comme « le grand Satan ». Et le groupe Blondie avec Heart of Glass un des plus grand succès sur les radios et en boîte au plus fort de la vague.

À noter le rôle non-négligeable que joueront les Européens dans cette musique comme Cerrone, le réalisateur artistique Giorgio Moroder (réalisateur artistique de Donna Summer entre autres), Jacques Morali et Henri Belolo (réalisateurs artistiques des Village People) ou Frank Farian (réalisateur artistique de Boney M.). Des artistes francophones (à l'origine) tels que Patrick Hernandez et Patrick Juvet connaitront un succès international.

Chronologiquement, c'est un type de musique qui s'étend environ de la première crise du pétrole à l'apparition du sida. Le genre diminua autant pour des causes internes qu'externes. Tout d'abord l'offre sur le marché devint telle que l'on arriva à saturation, avec en plus une répétition abusive des artifices propres à cette musique : 1979 marque ici le sommet du genre -tout le monde ou presque veut faire du disco-. Mais c'est aussi l'apogée de campagnes anti-disco (« disco sucks ») comme l'autodafé du 12 juillet 1979 au Comiskey Park de Chicago ayant dégénéré en émeute, revanche des États-Unis contre les femmes et les noirs dont le rôle était essentiel dans le monde du disco. Il y eut aussi de la part de certains interprètes des disques s'éloignant du canevas originel : 1979 est l'année de Bad Girls de Donna Summer, un LP louchant vers un son plus rock, ou de No More Tears, duo très variété internationale qu'elle fit avec Barbra Streisand. C'est aussi l'année où Michael Jackson reçoit son premier disque d'or, le 29 novembre, grâce au hit Don't Stop'til Ya Get Enough, qui tout en restant très disco est novateur. Et enfin c'est le moment où la Motown, qui avait en gros raté le train du disco (malgré quelques gros hits comme Love Hangover de Diana Ross et Don't Leave Me This Way de Thelma Houston en 1976 ou Heaven Must Have Sent You de Bonnie Pointer en 1979), se réveille avec entre autres une Diana Ross qui lance Upside Down en 1980, numéro 1 n'ayant rien à voir avec les années 1970. Les causes externes de désaffection partielle du public sont la nouvelle morale reaganienne, la baisse d'audience des discothèques et l'apparition du sida. Une autre cause est le changement psychologique de décennie qui a entraîné un renouvellement des formules de certaines radios. Elles étaient en cela encouragées par les compagnies qui, déçues par la baisse de leurs profits en 1979, avaient réduit leurs investissements en matière de disco.

A partir des années 1980, bien que le disco soit déclaré mort dans toute la presse américaine (« Disco is dead »), la période post-disco marquera paradoxalement l'émergence de nombreux courants artistiques et culturels sur le disco, comme par exemple la mode « aqua » et les soirées spéciales de DJs (megamixs). En effet, vers la moitié des années 1980, malgré le déclin du disco, la culture disco est à son apogée pour les fans nostalgiques. La population est retranchée en deux : il y a ceux, majoritaires, qui ont définitivement oublié le disco, et les autres, qui réécoutent sans cesse leur collection de disques. Leur slogan favori était « Disco never dies » (« le disco ne meurt jamais »). En effet, durant les années 1980, le genre disco évolua vers la Hi-NRG (prédominance des synthétiseurs, du nom d'une chanson d'Evelyn Thomas de 1983), puis la House (version entièrement électronique). Le genre disco influença également de noumbreux genres musicaux: la New wave, l'electro-pop (Depeche Mode, New Order, Pet Shop Boys, OMD, Bronski Beat) mais aussi toute la musique des clubs et discothèques (freestyle,dance, house, techno, electro, Hip-Hop et funk urban).

À partir de 1987, le Funk (urban) est remplacé par la house, relecture du disco, qui entraînera une redécouverte de la musique de danse des années 1970. Cette redécouverte a été aidée par un phénomène purement commercial qui est la réédition des titres disco en disque compact, sous forme d'albums ou de compilations. Accompagnée de « megamixes », pots-pourris remixés, elle fera la fortune de Boney M. ou des Village People qui refont surface en 1988-1989. Le disco apparaît alors en cette fin des années 1980 -et plus encore lors de la décennie suivante- comme la musique d'un âge d'or convivial sans sida ni synthétiseurs envahissants. Certaines chanteuses comme Loleatta Holloway auront même plus de succès dans les années 1980-90 qu'elles n'en avaient eu auparavant, stimulées par la mode du remix, multiplication à l'infini de pseudo-nouvelles versions de leurs hits. Le remix, phénomène apparu timidement vers 1982-1984, plus largement vers 1986-1987, devient même la composante essentielle du marché de la musique de danse. On remarque aussi l'apparition de « nouvelles chansons » qui ne sont que des reliquats plus ou moins retravaillés d'anciens titres. C'est le phénomène de l'échantillonnage, le sampling, dont le précurseur est le (premier) titre rap Rapper's Delight de 1979 qui reprenait alors l'instrumental de Good Times de Chic. Au remix et à l'échantillonnage devenus rois s'ajoutent les reprises faites par les chanteurs d'origine : Gloria Gaynor rechante I Will Survive, Thelma Houston Don't Leave Me This Way et les Sister Sledge We Are Family, Lost in Music et He's the Greatest Dancer. Les reprises sont aussi un gage de succès pour un inconnu : Jimmy Somerville doit beaucoup à I Feel Love, Don't Leave Me This Way, Never Can Say Goodbye et You Make Me Feel, Take That à Could It Be Magic, Relight My Fire et How Deep Is Your Love, Kym Mazelle à Was That All It Was et Young Hearts Run Free. Une judicieuse reprise peut même revitaliser une carrière, comme l'a fait Diana Ross avec I Will Survive. Pour le public, c'est une bouffée d'air frais. Celui-ci en redemande encore et encore.

Les années 2000 marqueront le renouveau du genre avec un regain d'intérêt d'un partie de la population pour la musique des années 1970-1980 en général. Certains[précision nécessaire] parlent même de la « renaissance » du disco. Cela pousse les maisons de disques à refaire des compilations et même des remix des plus grand tubes du genre mais aussi des morceaux moins connus. De nouveaux genres disco apparaissent au XXIe siècle, comme le Disco House ou encore le Disco Electro. Il existe également de nouvelles et de nombreuses façons de vivre sur cette musique (en particulier chez soi, notamment grâce à internet, aux webradios, aux lofts musicaux). De nos jours, la musique disco est donc toujours très apprécié des nostalgiques du genre, mais aussi par la nouvelle génération. Les tubes disco sont diffusés et/ou remixés par les DJs lors de soirées spéciales et sont toujours diffusés en discothèque et sur de nombreuses radios le vendredi et le samedi soir.

À notre époque, de nombreux artistes perpétuent le genre Disco-Funk. Parmi eux, on trouve Jamiroquai, Irene Cara et Forever My Love (2006), les Scissor Sisters, Madonna et ses titres disco pop Hung Up (samplant Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight)) et Sorry, Suzanne Palmer avec Free My Love (2007), Oliver Cheatham et Saturday Night (2007) et bien évidemment Mika et son titre Relax, Take It Easy (2007), qui mêle pop et disco tout en rappelant les voix androgynes des Bee Gees.

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# Posté le samedi 11 juillet 2009 09:41

funck

funck
Le funk est une forme de musique afro-américaine apparue à la fin des années 1960, et qui s'est développée au cours des années 1970 et 1980. Le terme funk provient de l'argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant », "qui sent la sueur", reproche traditionnellement adressé aux Noirs par les WASP racistes, et repris ensuite à leur compte par les artistes noirs.

Issu principalement de la soul et du jazz, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés, la présence fréquente de cuivres sur des ponctuations rythmiques (riffs) ou bien des solos, et de manière générale, par la grande place accordée aux instruments. Avec son concept développé à la fin des années 1960, « The One » (c'est-à-dire l'appui rythmique sur le premier temps), James Brown, au carrefour du gospel, du rythm and blues, de la soul et du rock, synthétisant toute la musique noire américaine du XXe siècle, peut être considéré comme l'inventeur du funk, notamment avec son titre Sex Machine.

Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une œuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d'intervenir à parts égales.
Au milieu des années 1960, le funk prend vie depuis ses racines rhythm'n'blues et soul, les paroles insistant sur la défense des noirs et les difficultés du ghetto. James Brown en est considéré comme l'initiateur, d'abord avec le titre Papa's got a brand new bag, sorti en 1964, suivi du célèbre Sex Machine, en 1969. Brown est suivi de près par des formations telles que Dyke and The Blazers ou Archie Bell and The Drells, The Commodores, The JB's, Wilson Pickett, dans cette veine, citons également The Meters, un groupe de La Nouvelle-Orléans, ville autrefois française dont l'histoire musicale et l'existence de son carnaval prédisposaient à être un des berceaux du funk. L'instrumentation y est dépouillée, le jeu y est débridé et foisonnant, aux croisements du rhythm'n'blues, de la Soul et du Jazz.
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# Posté le samedi 11 juillet 2009 09:23

Modifié le samedi 11 juillet 2009 09:35

jazz

jazz
Le jazz est un genre de musique né aux États-Unis au début du XXe siècle. Issu du croisement du blues, du ragtime et de la musique européenne, le jazz est considéré comme la première forme musicale spécifique à s'être développée aux États-Unis.
Le jazz est né aux États-Unis au début du XXe siècle, d'un mélange de musiques élaborées par les Noirs américains. Ses ancêtres sont les work songs, chants de travail des esclaves africains et les chants religieux, negro spirituals et gospel, chantés dans les églises lors des cérémonies religieuses. Au début du XXe siècle, le blues se développe dans le Delta du Mississippi et est largement diffusé à partir de 1920 et le premier enregistrement de Mamie Smith.

Parallèlement, le ragtime apparaît, style de piano incarné par Scott Joplin, musique syncopée influencée par la musique classique occidentale. Dans les années 1920, le stride se développe à Harlem. Héritier du ragtime, le stride introduit l'utilisation d'une pulsation ternaire, et la virtuosité des musiciens augmente, comme par exemple chez James P. Johnson. Le boogie-woogie se développe à la même époque à Chicago.

C'est à la Nouvelle-Orléans que l'on fait en général naître le jazz, avec les formations orchestrales des « brass bands », mélange de marches militaires revisitées par les noirs américains et les créoles, qui privilégie l'expression collective. Le premier enregistrement de jazz voit le jour en mars 1917 par l'Original Dixieland Jass Band. Autoproclamé inventeur du jazz, Jelly Roll Morton est en effet un passeur entre ragtime et jazz, mais ce sont Kid Ory, Sydney Bechet et surtout Louis Armstrong qui s'imposent comme les grands solistes des formations Nouvelle-Orléans, ce dernier ouvrant avec ses solos la porte à l'ère du Swing.

Considéré comme l'âge d'or du jazz, apparu vers les années 1930, le swing (ou middle jazz) se démarque du jazz Nouvelle-Orléans par un orchestre de plus grande taille, et privilégie les solistes au détriment de l'expression collective. C'est l'ère des big bands de Duke Ellington, Count Basie, Glenn Miller, avec un répertoire marqué par les compositions de George Gershwin, Cole Porter, Richard Rodgers etc. et les chansons de variété de Tin Pan Alley, qui forment l'ossature des standards de jazz. Les grands solistes de cette époque sont Coleman Hawkins et Lester Young.

Au début des années 1940 naît le bebop. Tempos ultra rapides, petites formations, virtuosité époustouflante, innovations harmoniques et rythmiques, la rupture est brutale et emmenée par Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk. L'intellectualisation du jazz par le bebop ne sera pas toujours bien perçue par le public et certains critiques, notamment Hugues Panassié en France sera particulièrement virulent contre cette nouvelle forme de jazz.

Vers les années 1950 apparaissent des évolutions au bebop, comme le cool et le hard bop. Le cool et le jazz West Coast regroupent des évolutions du bop moins marquées par le rythme, et généralement faites par des blancs. Les four Brothers de Jimmy Giuffre, les innovations de Lennie Tristano et la collaboration entre Miles Davis et Gil Evans sont généralement regroupées sous cette bannière. Au contraire, le hard bop est plutôt un mouvement noir, visant à ré-introduire plus de soul et de blues dans le bop, et pour qui l'aspect rythmique est prédominant. Art Blakey, Horace Silver ou Sonny Rollins y participent. D'autres personnalités inclassables émergent: Bill Evans, Charles Mingus, Oscar Peterson...

À la fin des années 1950, les structures harmoniques et l'improvisation sont portées à leurs limites par John Coltrane. Emmenés par Coltrane et Ornette Coleman les musiciens bouleversent la structure musicale et les techniques instrumentales. La grille harmonique, le rythme régulier, et même le thème sont supprimés, au profit d'improvisations collectives, la prédominance de l'énergie, et l'utilisation de techniques non conventionnelles (suraigus, growl, cris, slaps, « sons sales », voire bruitistes), c'est la naissance du free jazz. Les réactions des critiques à cette nouvelle forme de jazz sont féroces, et le public beaucoup moins nombreux à suivre cette musique nouvelle.

Dès les années 1960 et surtout 1970, s'amorcent des mouvements de fusion entre le jazz et d'autres courants musicaux, le jazz et la musique latine donnent le latin jazz, mais c'est surtout la fusion entre le jazz et le rock, le jazz-rock, qui remporte l'adhésion du public. Les grandes figures en sont Miles Davis, Frank Zappa ou encore le groupe Weather Report. Au même moment, la création de la maison de disques ECM à Munich participe à la création et à la diffusion d'un jazz plus « européen », aux sonorités plus feutrées et subtiles, inspiré par la musique classique, la musique contemporaine et les musiques du monde. Jan Garbarek, John Surman, Louis Sclavis, Kenny Wheeler en sont quelques représentants.
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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 23:15

blues

blues
Le blues est une forme musicale vocale et instrumentale, dérivée des chants de travail et des gospels des populations afro-américaines. C'est un style où le (la) chanteur(euse) exprime sa tristesse et ses coups durs (d'où l'expression « avoir le blues »). Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l'on en retrouve des traces dans le jazz, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, le heavy metal, la musique country, la soul, les musiques pop ou de variété et même dans la musique classique.
Les plus anciennes formes de blues proviennent du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois par un rythme donné par des instruments rudimentaires. C'est principalement dans les champs de coton de la région du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que ces formes prennent des tours plus complexes. L'une des formes antérieures au blues est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi (il s'agit d'un ensemble de percussions guidé par un fifre en bambou, instrument que jouait le maître en la matière, Othar Turner).

Il y eut d'autres formes de blues avec des instruments rudimentaires ,le diddley bow, une corde fixée sur une planche, le jug, cruchon en terre dans lequel on soufflait. Puis le blues a évolué avec des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l'harmonica. La légende raconte que l'un des guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait signé un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis de devenir un virtuose du blues (blue devils : c'est une musique liée aux forces maléfiques qui était fuie et rejetée par beaucoup de personnes aux États-Unis). Cependant, Robert Johnson ne serait pas le premier à avoir raconté cette histoire, c'est un autre bluesman, auteur du morceau Canned heat Tommy Johnson, qui en serait à l'origine.

W.C. Handy fut l'un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l'auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues.

Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers deux ou trois fois, comme par exemple : « Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal'' ».

Les années 1920 et 1930 virent l'apparition de l'industrie du disque, et donc l'accroissement de la popularité de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistrèrent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils étaient destinés exclusivement au public afro-américain. Mais les années 1920 connurent également des chanteuses de classic blues extrêmement populaires, telles que Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith, Ida Cox et Victoria Spivey.
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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 23:10